dimanche 15 janvier 2017

LE POT-AU-FEU, MES ASTUCES POUR BIEN LE REUSSIR


Qu'y a-t-il de meilleur quand il fait froid qu'un plat réconfortant? Le pot-au-feu fait partie des grands classiques familiaux et des plats de bistrot, longs à préparer, avec de nombreux ingrédients, mais qui font l'unanimité! On peu en faire plusieurs repas successifs, réutiliser tous les restes, la viande, les légumes, le bouillon, qui deviendront à leur tour des plats succulents...et se régaler plusieurs jours de suite (voire bien longtemps après si on congèle le bouillon!). Mais c'est avant tout un plat basé sur le partage. Même si on peut en faire pour 2 ou pour 4, il reste la vedette des plats du dimanche et des grandes tablées... Alors n'hésitez pas tant qu'à faire à en cuisiner des grandes quantités! Je réalise ce plat depuis très longtemps, et j'ai peu à peu amélioré ma recette en fonction de ma pratique et des conseils reçus, mais aussi de quelques livres que je possède : "La Bonne Cuisine" de Madame Saint-Ange (éditions Larousse) qui date de 1929, et "Pot-au-Feu" (Mango éditions) de Eric Trochon, ouvrage qui lui est entièrement consacré avec de nombreuses variantes de nos régions et du monde.
Un dernier conseil, assurez-vous quand vous aurez acheté tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ce plat, d'avoir un récipient approprié! Il faut un faitout de grande taille, apte à recevoir 2 kg de viande, autant de légumes et 3 à 4 litres d'eau! 







On commence par les ingrédients de la recette... et les courses qui vont avec!
La viande : Du bœuf exclusivement dans la version classique, des morceaux à cuisson lente mais qui resteront moelleux. Il faut les mélanger, des gras (plat de côte et queue de bœuf) et des maigres (macreuse, joue ou paleron), sans oublier les os à moelle!
Les légumes : Pour la base du bouillon, on reste classique, carottes, navets, poireaux, chou, céleri, ail et oignons, auxquels on ajoutera un bouquet garni et quelques épices. Avec tout cela vous aurez un bouillon très goûteux et parfait pour une soupe ou une utilisation dans une autre recette. Pour mieux les retrouver, on peut ficeler ensemble les poireaux, les carottes et le céleri.
Pour finir, je rajoute au dernier moment toute une série de petits légumes, à cuisson rapide, qui seront servis avec mes viandes, et des pommes de terre. Ces dernières cuiront à part à l'eau bouillante salée (ne les mettez pas dans la cocotte, sinon l'amidon trouble le bouillon).
Pour aromatiser le tout, on mélange les poivres, on ajoute du gros sel (pas trop si on veut ultérieurement faire réduire le bouillon), et un bouquet garni. Je glisse dans ce dernier du thym, du laurier, du céleri, quelques feuilles de sauge et les queues d'un bouquet de persil. Le tout est enfermé soigneusement dans du vert de poireau et solidement ficelé (bien serré).









Maintenant que les courses sont faites, on passe en cuisine. Les viandes (ficelées) sont tout d'abord plongées seules, dans une grande marmite d'eau froide (impératif pour un bouillon goûteux) et mises en cuisson à feu moyen. Dès l'ébullition atteinte, on écume soigneusement afin de retirer toutes les impuretés qui remontent à la surface. Ensuite on assaisonne, et on ajoute les premiers légumes, le bouquet garni, le sel et le poivre. La cuisson va durer 2 heures.
Ce temps passé, je laisse refroidir le tout afin de pouvoir soigneusement dégraisser le bouillon (je mets carrément la cocotte dehors, avec le froid, les graisses figent rapidement). Toute cette première partie de la recette, je la réalise la veille. C'est l'organisation que je préfère, mais ce n'est pas obligatoire.
Le lendemain, une fois le bouillon dégraissé, je remets tout doucement en cuisson avec les os à moelle pendant 30 minutes. Je plonge ensuite tous les autres légumes, pour 20 à 30 minutes supplémentaires. J'aime les conserver légèrement fermes sous la dent, et ils sont plus présentables.
Je sers le pot-au-feu en deux services. Tout d'abord une soupe, avec du bouillon et les premiers légumes. Puis je dispose les viandes tranchées sur un plat avec le reste des légumes. Je présente en accompagnement de la moutarde forte, de la fleur de sel et des cornichons. Chez moi on faisait aussi une sauce chaude aux cornichons (base de béchamel, réalisée avec le bouillon).
Le lendemain, on filtre le bouillon et on le conserve au frais (on peut aussi le congeler) pour une utilisation ultérieure (cela fera l'objet d'un prochain article). Les restes de viande feront un délicieux hachis parmentier ou une salade, avec des oignons frais, du persil et une vinaigrette très moutardée. 







Pot-au-feu

Pour 8 personnes 

Pour le bouillon :
  -  600 g de paleron de bœuf (de joue ou de gîte)
  -  600 g de plat-de côtes
  -  600 g de queue de bœuf (ficelée)
  -  2 os à moelle
  -  1 bouquet garni
  -  2 grosses carottes
  -  2 poireaux
  -  2 gros navets blancs
 2 rutabagas, ou navets boule d'or
  -  2 feuilles de chou vert
  -  2 branches de céleri
  -  1 fenouil
  -  1 oignon piqué de 3 clous de girofle
  -  2 gousses d'ail
  -  1 lanière de zeste d'orange
  -  1 anis étoilé
  -  2 c. à soupe de poivres en grains
  -  3 c. à soupe de gros sel
Pour la garniture :
  -  1 botte de jeunes carottes
  -  1 botte de petits navets
  -  6 carottes jaunes
  -  3 panais
  -  6 topinambours
  -  6 tiges de chou kale
  -  12 à 16 petites pommes de terre à chair ferme

1. Mettez toutes les viandes (sauf les os à moelle) dans une grande marmite. Couvrez de 3 à 4 litres d'eau froide. Portez doucement à ébullition et écumez régulièrement. Lorsque le bouillon est clair, ajoutez le bouquet garni, assaisonnez avec le poivre, le sel, la lanière d'orange, l'oignon pelé et piqué des clous de girofle et les gousses d'ail épluchées. Ajoutez les premiers légumes qui auront été soigneusement nettoyés et pelés. Laissez cuire 2 heures à frémissement.
2. Coupez le feu, couvrez la marmite et laissez refroidir jusqu'au lendemain. Vous pourrez alors dégraisser la surface du bouillon afin de le rendre plus léger et digeste.
3. Le jour même, remettez la marmite sur le feu avec les os à moelle, portez à ébullition et laissez cuire 30 minutes. Nettoyez et pelez les derniers légumes, coupez-les si besoin. Plongez-les dans le bouillon chaud en fonction de leur temps de cuisson, entre 20 et 30 minutes : D'abord les panais, puis les topinambours, les petits navets et les carottes. Terminez par le chou kale qui cuit en quelques minutes. Dans le même temps, faites cuire les pommes de terre pelées et lavées à l'eau bouillante salée, une vingtaine de minutes.
4. Égouttez les viandes et disposez-les coupées en morceaux, sur un grand plat. Dressez les légumes tout autour et servez aussitôt. 

vendredi 6 janvier 2017

MADELEINES AU SARRASIN ET AU MIEL


On commence l'année tout en douceur... On calme le jeu du côté des repas, des plats riches et lourds, mais on ne renonce pour autant pas aux bonnes choses! Quelques madeleines tièdes tout juste sorties du four, avec une bonne tasse de thé, c'est tout ce qu'il me faut pour faire face aux journées chargées! J'ai la chance de travailler chez moi, je n'ai pas besoin d'affronter le froid et les températures glaciales (ici le mistral qui souffle à fond renforce encore le ressenti), mais je pense à tous ceux qui n'ont pas le choix...
La recette du jour est toute simple, mais pas toujours facile à réussir. Il y a des dizaines de recettes de madeleines qui circulent sur le net, tout le monde a la sienne... Il faut trouver la bonne consistance de la pâte, la bonne cuisson, le bon temps de repos, afin d'obtenir un résultat parfait en densité, en texture et en goût, et surtout cette petite bosse sur le dessus.
En fait c'est le choc thermique qui va vous permettre d'obtenir cette belle bosse. La période de repos au réfrigérateur est donc essentielle, ne la zappez pas! Ensuite tout est question de proportions, et après plusieurs essais, j'ai trouvé les bons dosages. Pour compliquer un peu les choses, j'ai mélangé à parts égales de la farine de froment et de la farine de sarrasin, afin de leur donner un petit gout breton. Malheureusement, le sarrasin n'est pas une céréale et ne contient pas de gluten, ce qui le rend plus difficile à travailler. Les pâtes à base de sarrasin ne lèvent pas comme celles au froment, c'est pour cela qu'il faut toujours les associer dans les gâteaux... Il n'y a que dans les crêpes que l'on peut l'utiliser seul!
Si vous réalisez ces madeleines avec uniquement de la farine de froment, vous obtiendrez un résultat encore plus léger et une bosse plus développée sur le dessus...






Quelques précisions sur la recette : Vous pouvez aromatiser la pâte comme bon vous semble. Ici j'ai mis un zeste de citron, finement râpé avec ma Microplane. Vous pouvez le remplacer par de l'extrait de vanille, ou une gousse grattée. Une cuillère à soupe de rhum ambré, un mélange spécial pain d'épices, du cacao, du thé vert ou de la pistache feront aussi bien l'affaire... à vous de voir.
Je vous parlais du temps de repos : Je respecte 2 heures au minimum, au réfrigérateur, mais vous pouvez faire la pâte le matin pour le soir, ou même la veille. Ensuite la cuisson est très rapide (à adapter selon la taille de vos empreintes). Je préfère beurrer légèrement mes moules (qui sont pourtant en silicone) au pinceau, cela donne une démoulage parfait et une belle couleur dorée sur le dessous.
Et n'oubliez pas, les madeleines se mangent fraîches, ne traînez pas trop!
Je terminerai ce billet par des remerciements. Malgré ma longue absence l'année dernière, vous êtes encore plus nombreux à me suivre et je vous en remercie. On a même battu des records en décembre avec plus de 140 000 visiteurs! Merci de tout cœur... Je vous souhaite une belle année 2017, gourmande bien sûr, pleine d'échanges et de belles rencontres... et on se revoit très bientôt!




Madeleines au sarrasin

Pour 25 à 30 madeleines :
  -  75 g de farine de froment
  -  75 g de farine de sarrasin
  -  3 œufs
  -  130 g de sucre
  -  125 g de beurre demi-sel + 20 g pour les moules
  -  1/2 sachet de levure chimique
  -  2 c. à soupe de miel liquide
  -  1 zeste de citron

1. Faites fondre le beurre et le miel dans une petite casserole. Laissez tiédir.
2. Dans un saladier, fouettez les œufs avec le sucre. Ajoutez les farines et la levure tamisées ensemble, puis le zeste de citron finement râpé. Incorporez enfin le beurre et le miel. Réservez au moins 2 heures au frais.
3. Beurrez des empreintes à madeleine en silicone, à l'aide d'un pinceau. Préchauffez le four à 210°C (thermostat 7).
4. Versez une cuillère de pâte dans chaque alvéole. Enfournez et faites cuire 7 à 10 minutes, selon la taille des madeleines. Laissez tiédir puis démoulez sur une grille.

mardi 13 décembre 2016

BÛCHE FAÇON CHEESE-CAKE AU CITRON VERT, CŒUR FRAMBOISE ET ROSE


Noël approche à grands pas, impossible de ne pas déjà penser au menu que l'on servira ce jour là! Je suis moi aussi dans les préparatifs, et comme je déteste les imprévus (et les ratages) de dernière minute, j'ai préféré faire des essais de la recette que je prévoyais de servir. L'idée était de proposer une bûche fraîche et légère, pas trop difficile à réaliser, et surtout qui se fasse bien à l'avance. Je suis partie d'une de mes recettes de cheese-cake, et j'y ai rajouté un cœur à la framboise et à la rose, que l'on ne découvre qu'au moment de la découpe. C'est une bûche sans cuisson, sans grande difficulté. Seul le démoulage est un peu délicat, mais si vous suivez les explications, cela devrait bien se passer! Et même après noël, la recette pourra encore vous servir. Vous réaliserez ensuite ce cheese-cake dans un moule à charnière rond classique, à fond amovible, avec les premières fraises ou les petits fruits d'été...
Le verdict : La bûche est légère, pas trop sucrée et très parfumée. Même après un repas copieux elle passe bien et plait à tout le monde. Attention cependant à la terminer dans les 24 heures. Le biscuit prend peu à peu l'humidité de la crème et perd de son croustillant. Adaptez donc les proportions de la recette au nombre de convives. Les moules à bûche vendus sur le marchés sont prévus pour au moins 8 personnes. Si vous êtes moins nombreux, vous serez obligés d'en reprendre 2 fois (je sais c'est dur!). Il existe aussi des moules à bûchette individuels...







Quelques précisions utiles pour réaliser (et réussir) la bûche. J'ai utilisé un moule spécial bûche en deux parties. Le kit est composé d'un moule inox avec extrémités amovibles, parfait pour le démoulage, et d'un moule PVC plus petit pour l'insert. J'ai trouvé ce dernier peu solide, une version en silicone serait plus judicieuse. Ce genre de moule existe sous plusieurs marques, et dans de nombreuses boutiques spécialisées. J'ai trouvé le mien chez Zodio Avignon.
La bûche peut être réalisée plusieurs jours à l'avance, et conservée au congélateur. Pensez la sortir 1 heure avant de la servir. Il ne vous restera plus qu'à terminer la décoration. On peut aussi réaliser une version exotique, avec un insert à la mangue, et une déco à base de kiwis, caramboles, physalis et fruits de la passion...délicieux!







Bûche façon cheese-cake au citron vert, cœur framboise et rose

Pour 8 personnes

La base :
  -  150 g de biscuits sablés
  -  50 g de beurre
La crème :
  -  300 g de fromage frais (Philadelphia ou St-Morêt nature)
  -  150 g de mascarpone
  -  3 œufs
  -  90 g de sucre
  -  3 feuilles de gélatine (6 g)
  -  10 cl de crème liquide
  -  2 citrons verts
L'insert :
  -  200 g de coulis de framboises
  -  80 g de confit de pétales de rose
  -  2 feuilles de gélatine (4 g)
La finition :
  -  150 g de petits fruits rouges
  -  Sucre glace

1. La veille, réalisez l'insert : Faites tremper la gélatine dans un bol d'eau froide. Essorez-la et mettez-la dans un bol avec 3 cuillères à soupe de coulis de framboises. Faites chauffer au micro-ondes jusqu'à faire fondre la gélatine. Dans un saladier, mélangez le confit de rose et le coulis de framboise restant. Ajoutez la gélatine fondue. Mélangez et versez le tout dans le moule à insert. Réservez au congélateur.
2. La base : Mixez les biscuits afin de les réduire en miettes. Ajoutez le beurre fondu, mélangez. Étalez la préparation entre 2 feuilles de papier sulfurisé, en formant un rectangle de la taille de votre moule à bûche. Réservez au frais.
3. La crème : Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Fouettez les jaunes avec la moitié du sucre, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez le mascarpone, le fromage frais et le zeste des citrons finement râpé. Mélangez soigneusement. 
4. Faites tremper la gélatine dans un bol d'eau froide. Essorez-la puis faites-la chauffer avec la crème, jusqu'à ce qu'elle soit dissoute. Ajoutez le tout dans la préparation au fromage, mélangez. Montez les blancs en neige ferme, en ajoutant en fin de processus le sucre, cuillère après cuillère. Incorporez-les délicatement à la préparation au fromage.
5. Le montage : Tapissez le moule à bûche de film étirable, ou d'une feuille de rhodoïd. Versez la moitié de la crème. Démoulez l'insert gélifié, puis disposez-le au centre en l'enfonçant légèrement. Recouvrez du reste de crème. Terminez par la base biscuitée, en appuyant légèrement. Réservez au moins 4 heures au frais.
6. Démoulez la bûche sur un plat de service, retirez délicatement le film. Décorez le dessus de petits fruits rouges et saupoudrez de sucre glace. Accompagnez d'un coulis de framboises.

mercredi 7 décembre 2016

BEAUX LIVRES... IDÉES CADEAUX


Noël approche à grands pas et il est temps de penser aux cadeaux, à offrir (c'est toujours un plaisir) ou à s'offrir (un cadeau en plus sous le sapin c'est toujours bien!). Les rayons livres de cuisine chez les libraires sont souvent surchargés, surtout à cette époque de l'année. Certains livres valent vraiment le détour, pour les autres, passez votre chemin au risque de ne jamais vous en servir! Voici donc une sélection, très personnelle, de mes coups de cœurs de cette année... 



Nouilles d'Asie (Editions du Chêne). Un livre exclusivement dédié aux nouilles et rédigé par trois expertes qui connaissent leurs recettes sur le bout des doigts : Chihiro Masui la japonaise, Minh-Tâm Trân d'origine vietnamienne et Margot Zhang née à Pékin. Plus de 150 recettes pour apprendre à préparer les nouilles en soupe, en salade, frites ou sautées... On a envie de tout essayer! Je vous proposerai très bientôt une recette inspirée du livre...



"L'or de la Provence, paroles d'oléiculteurs" (Editions du Chêne) : Ce livre acheté cette année mais paru depuis un moment, nous convie à rencontrer, grâce à Olivier Baussan (créateur de l'Occitane et de première Pression Provence) une quinzaine d'oléiculteurs qui nous racontent leur vie et leur huile. Elisabeth Scotto nous livre 60 de leurs recettes, mises en scène par les superbes photos d'Edouard Sicot...



"Boucherie Végétarienne" (Editions Ulmer). 60 recettes originales et surprenantes de chez Hiltl, le plus ancien restaurant végétarien du monde. C'est surprenant, magnifiquement illustré. Les grandes recettes à base de viande sont revisitées en mode vegan, en utilisant des substituts végétaux (légumes, tofu, seitan...).



Jean Mus "Jardins méditerranéens contemporains" (Editions Ulmer). L'auteur présente 22 jardins emblématiques de ses créations les plus récentes, des jardins plus naturels, spectaculaires et sensuels... Une mine d'inspiration, et de conseils pratiques pour moi qui ne suis qu'au stade de la création de mon jardin!



"Cuisine Libre" de Pierre Augé (Hachette éditions). Un autre coup de cœur, j'apprécie beaucoup ce chef talentueux, simple, brillant, inventif... et libre! Un repas chez lui est un vrai bonheur. Il nous présente ici les fondamentaux de sa cuisine, les produits de sa région, ses producteurs, sa famille...



"Un couteau, un plat une cocotte" de Stéphane Reynaud (Editions Marabout). Des recettes faciles, rapides et avec peu d'ustensiles, de quoi se réconcilier avec tous ceux qui disent que cuisiner c'est compliqué! 162 recettes qui laissent du temps pour profiter de ses invités. C'est mon cinquième livre de Stéphane Reynaud (Cochon & fils, Terrines, Barbecue & Plancha, Ripailles), je les utilise tous très régulièrement...



"Herbes" de Régis Marcon (Editions La Martinière). Une pure merveille... quand les recettes inspirées (et inspirantes) du chef sont mises en lumière par Philippe Barret, photographe de grand talent... on reste bouche bée! Ce nouvel ouvrage, après "Champignons", nous fait entrer dans l'univers délicat des saveurs et parfums des herbes. On apprend à les cueillir, à les conserver et les cuisiner au rythme des saisons. Ces aromates enrichissent nos plats et apportent la petite touche en plus, pour magnifier la plus simple recette.



"Cuisiner la Mer" de Gaël Orieux et Julien Bouré, photos Jean-Claude Amiel (Editions La Martinière). 90 recettes de poissons et de coquillages, un portrait de 70 produits, avec leur saisonnalité, leur zone de pêche et la meilleure façon de les cuisiner. Plats bourgeois ou plats canaille... tout le monde y trouvera son bonheur!



"Chefs bretons, leur vie de cuisiniers" de Olivier Marie (Editions du Coin de la rue). L'auteur nous fait partager son quotidien de journaliste culinaire, lui qui côtoie depuis 20 ans les chefs en sillonnant la Bretagne gourmande. Pas de recettes, mais des photos superbes prises sur le vif dans les coulisses des cuisines, ou à la rencontre des producteurs, et de nombreuses anecdotes savoureuses. Une belle plongée dans le quotidien de ceux qui font la gastronomie bretonne d'aujourd'hui...Vous pouvez également retrouver Olivier Marie sur son excellent blog "Goûts d'Ouest".

Voilà donc une sélection de tous les ouvrages qui m'ont inspirée... Si vous avez eu vous aussi des coups de cœur, n'hésitez-pas à les partager ici dans les commentaires ou dans la page Facebook. A très bientôt pour de nouvelles recettes...

mardi 29 novembre 2016

VELOUTE DE CHAMPIGNONS, FOIE DE LOTTE ET HUILE DE HOMARD DE L'ILE DE GROIX


Besoin de se réchauffer? La soupe en cette saison est une valeur sûre. J'en fais pratiquement tous les deux jours, en variant à chaque fois les ingrédients. Si les légumes racine sont les grands gagnants de l'hiver, les légumineuses ont elles aussi une place de choix et les champignons sont les grandes vedettes de l'automne. Mais pas question de proposer une soupe triste. Outre le goût des ingrédients qui la composent, ceux que l'on rajoute, un peu comme un bonus sur le dessus, peuvent aussi tous changer! On n'hésite pas à rajouter de la fraîcheur (des herbes fraîches, des cébettes ciselées..), du croquant (noisettes ou amandes concassées, croûtons...), ou des produits plus surprenants comme ici du foie de lotte (le foie gras de la mer) et de l'huile de homard, de chez Groix & Nature. On apporte une petite touche iodée, originale et très festive... pour le plus grand plaisir de nos papilles!
On profite également de la nature flamboyante à l'automne pour faire de belles balades, pour s'attarder dans le jardin, faire quelques photos et apprécier les couleurs... Entre temps, le vent a tout balayé et nous avons passé quelques heures ce weekend à ramasser toutes les feuilles tombées... Les arbres sont maintenant tout nus, cela sent déjà l'hiver!









L'originalité de cette soupe, c'est le mélange de goûts... très "terre et mer". Côté terre j'ai utilisé un mélange de champignons : Des chanterelles grises, des pleurotes et des champignons de Paris. Si vous avec la chance de trouver des cèpes, c'est encore mieux! Mettez quelques champignons de côté pour la finition. Vous les poêlerez quelques minutes au beurre avant de les disposer sur le dessus de la soupe. Le bouillon est celui du pot-au-feu que j'ai cuisiné il y a quelques jours. Je l'ai laissé refroidir pour pouvoir le dégraisser. Vous pouvez aussi utiliser un cube que vous diluerez dans de l'eau chaude.
Quant-au côté mer, la soupe est relevée grâce au foie de lotte, et à cette délicieuse huile de homard qui nous vient de l’île de Groix (Morbihan). Élaborée à partir de homard bleu, d'huile de pépins de raisin et d'aromates, elle sublime le goût de nombreux plats (pâtes aux fruits de mer, carpaccios de St Jacques, poissons cuits ou crus...). Une valeur sûre!









Velouté de champignons, foie de lotte et huile de homard

Pour 6 personnes

  -  750 g de champignons des bois
  -  2 échalotes
  -  20 g de beurre
  -  2 c. à soupe d'huile d'olive
  -  75 cl de bouillon de bœuf
  -  20 cl de crème liquide
  -  100 g de foie de lotte
  -  1 filet d'huile de homard
  -  Quelques herbes fraîches pour la finition
  -  Sel, poivre

1. Nettoyez les champignons et rincez-les rapidement sans les laisser tremper. Détaillez les plus gros en lamelles. Pelez et émincez les échalotes.
2. Faites chauffer le beurre et l'huile dans une cocotte et mettez les échalotes à revenir 5 minutes, sans coloration. Ajoutez les champignons et faites-les rissoler une dizaine de minutes. Salez, poivrez, mouillez avec le bouillon. Portez à ébullition et laissez mijoter 15 minutes.
3. Mixez longuement la soupe puis ajoutez la crème. Mélangez et réchauffez sur feu doux sans laisser bouillir. Rectifiez l'assaisonnement si besoin.
4. Versez la soupe dans des assiettes creuses ou dans des bols. Parsemez de copeaux de foie de lotte et arrosez d'un filet d'huile de homard, décorez de quelques herbes. Servez et dégustez aussitôt.

lundi 14 novembre 2016

TARTE A LA PRALINE


Avec cet automne radieux, ce ne sont pas les idées d'escapades qui manquent. Cette fois-ci direction Lyon pour un weekend entre amis. Nous n'avons bien sûr pas échappé au centre ville avec ses jolies boutiques, ses bâtiments classés, au nouveau quartier Confluence, à l'apéro sur les quais avec vue sur la Basilique de Fourvière, et à la visite aux Halles Paul Bocuse le dimanche, pour acheter entre autres, du cervelas pistaché et une tarte à la praline.
Mais nous avons également profité du soleil et du bon air pour parcourir les vignobles de Condrieu en Gyropode, lors d'une visite guidée de 2 heures. Départ avec le guide de la base nautique où nous pouvons admirer les amateurs de Téléski Nautique. Les chemins à ce niveau sont larges et plats, c'est parfait pour s'habituer à l'engin que je monte pour la première fois (ce n'est finalement pas si difficile!), puis visite des ruelles de Condrieu. C'est ensuite que les choses se corsent, on monte des chemins de plus en plus escarpés, entre les vignes, avec une facilité déconcertante. La vue de là haut est fabuleuse!





Pour une première, ce fut un vrai plaisir. J'avais quelques craintes quant à la maîtrise de l'engin, mais elles ont vite été dissipées. Si on suit bien les recommandations, on s'en sort brillamment. L'engin monte les pentes très raides et caillouteuses sans broncher, on peut ainsi profiter pleinement de la visite. On a un casque et une oreillette, le guide donne des conseils techniques, mais nous raconte en même temps la petite histoire des lieux. Je n'ai pas pu prendre beaucoup de photos, et c'est dommage, il faut garder les mains sur le guidon! Mais ces quelques vues vous donneront un aperçu du panorama...
Et comme le grand air ça creuse, on déguste au retour une tarte à la praline de chez Sève avec une tasse de thé. C'est un vrai délice... On trouve sur Lyon de nombreuses versions, chaque pâtissier a la sienne, plus ou moins épaisses. Celle de Jocteur par exemple est extra-fine. Une fois rentrée à la maison, j'avais envie de réaliser la mienne, je vous livre ici la recette...





Quelques précisions pour bien réussir cette tarte aux pralines :
Pour la pâte, je réalise toujours la même recette, c'est une valeur sûre. Avec les quantités que je donne ici, vous ferez une grande tarte et il en restera pour garnir 2 moules à tartelette. Vous pouvez la précuire plusieurs heures à l'avance, et même la congeler. J'utilise un cercle à tarte, pas un moule, pour un plus joli fini. J'en ai ainsi toute une série de différentes tailles. Ils sont micro-perforés, de la marque De Buyer (pour Valrhona).
Pour la garniture aux pralines, c'est un peu plus technique. Il faut bien réaliser sa cuisson pour que la crème aux pralines durcisse lors du refroidissement. l'idéal est de mesurer la température avec un thermomètre de cuisson. Sinon, faites couler une goutte de crème sur une assiette froide, elle doit figer aussitôt (comme vous le feriez pour une confiture).


Tarte à la praline

Pour 6 personnes

La pâte sablée :
  -  250 g de farine
  -  150 g de beurre mou
  -  90 g de sucre glace
  -  30 g de poudre d'amandes
  -  1 pincée de sel
  -  1 gousse de vanille
  -  1 œuf entier
La garniture :
  -  200 g de pralines concassées
  -  20 cl de crème

1. La pâte : Dans le bol d'un robot, mélangez la farine, le sucre, la poudre d'amandes, le sel et les graines de la gousse de vanille. Ajoutez le beurre et périssez jusqu'à obtenir une consistance sableuse. Incorporez ensuite l’œuf, pétrissez rapidement jusqu'à ce que le pâte forme une boule.
2. Étalez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé. Réservez 1 heure au frais.
3. Au bout de ce temps, préchauffez le four à 180°C. Garnissez de pâte un cercle à pâtisserie de 20 cm de diamètre. Piquez le fond à la fourchette, puis couvrez avec une feuille de papier sulfurisé et des billes de cuisson. Enfournez et faites cuire 15 minutes. Retirez ensuite le papier et les poids, prolongez la cuisson 10 minutes. La pâte doit être bien dorée. Laissez refroidir.
4. Dans une petite casserole, faites chauffer la crème et les pralines. Maintenez l'ébullition une dizaine de minutes, jusqu'à atteindre 110°C. Versez la préparation dans le fond de tarte. Laissez refroidir puis réservez au frais jusqu'au moment de servir.